Hauts potentiels : de la People Review au projet de carrière

Vos People Reviews sont soigneusement calibrées. Mais combien de vos collaborateurs en ressortent avec un plan d’action concret et daté ? Entre l’identification des hauts potentiels et leur accompagnement, il manque souvent un pont.

Dans ce livre blanc, Elevo et Jobmaker partagent une méthode en deux temps. D’abord, construire une People Review qui débouche sur de vraies décisions. Ensuite, accompagner vos talents pour qu’ils deviennent acteurs de leur carrière.

Dans ce livre blanc, vous découvrirez :

  • Les 6 blocages qui empêchent les People Reviews d’aboutir, et comment les lever
  • Comment passer de la 9-box à une lecture plus nuancée des talents
  • Une grille et 4 questions concrètes pour aider vos managers à évaluer le potentiel
  • Les 4 familles d’actions pour accompagner vos hauts potentiels après la People Review
  • Le retour d’expérience de Baker Tilly et de son programme P’ose Talents
  • Les réponses aux questions les plus fréquentes des équipes RH

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    Interview : Comment EDF déploie Jobmaker auprès de ses cadres ?

    Joachim Beauvilain, Responsable du Pôle Talents chez EDF, revient sur le déploiement à grande échelle de Jobmaker au sein d’EDF. Dans cette interview, il nous partage concrètement :

    • Comment Jobmaker permet de proposer un accompagnement de carrière à +15 000 cadres ?
    • Pourquoi l’outil a été rendu obligatoire dans la gestion de carrière des cadres à potentiel ?
    • Quels bénéfices pour les RH ?
    • Et quel impact pour les collaborateurs ?
    • Quel rôle pour les managers dans cette démarche ?
    • Comment s’est passé le déploiement ? La phase de test technique ? La prise en main par les RH ?

    Ce témoignage vous emmène dans les coulisses du déploiement de Jobmaker chez EDF. Un projet d’envergure pour placer l’évolution de carrière au coeur de la stratégie RH.

    « On a rendu Jobmaker obligatoire dans la gestion de carrière des cadres à potentiel : ils doivent y passer du temps avant d’être reçus par leur gestionnaire de carrière. Et ça apporte un énorme plus. »

    Joachim Beauvilain, Responsable du Pôle Talents chez EDF

      Voir l'interview 👇


      La checklist pour réussir vos entretiens de parcours professionnel

      Comment aller au-delà de l’obligation légale et faire de l’EPP une véritable rencontre à impact ? Toutes les bonnes pratiques sont réunies dans cette checklist !

      Cette checklist vous donne les clés pour :

      ✅ Préparer le terrain en nourrissant les EPP de la stratégie de l’entreprise et en outillant ceux qui les mènent

      ✅ Embarquer les collaborateurs pour qu’ils arrivent en entretien avec une réflexion de carrière déjà engagée

      ✅ Réussir l’échange grâce à la bonne posture et en ouvrant toutes les formes d’évolution

      ✅ Faire vivre l’EPP après l’entretien en le connectant à la formation, à la mobilité interne et à la GEPP

        Recevoir la checklist 👇


        C'est quoi, l'auto-coaching de carrière ?

        Seulement 1 collaborateur sur 4 dispose aujourd’hui d’un plan de carrière structuré, selon le Baromètre Carrière Jobmaker. Pourtant, 63 % des salariés souhaitent échanger sur leurs perspectives d’évolution avec leur entreprise. Entre cette envie de se projeter et le manque d’outils pour le faire, un nouveau terme s’est imposé dans le vocabulaire RH ces dernières années : l’auto-coaching de carrière. Mais concrètement, de quoi parle-t-on ? En quoi cette approche se distingue-t-elle du coaching traditionnel ou de la formation ? Et pourquoi les entreprises ont-elles tout intérêt à s’en emparer ? On fait le point.

        L'auto-coaching de carrière : une définition s'impose

        L’auto-coaching de carrière désigne une démarche dans laquelle le collaborateur devient acteur de sa propre réflexion professionnelle, à l’aide d’un cadre méthodologique et d’outils guidés – plutôt que de dépendre uniquement d’un accompagnement mené par un tiers (coach, manager, RH).

        Concrètement, il s’agit d’un processus centré sur la personne, qui favorise la prise de recul, l’autonomie et la capacité à se projeter dans une trajectoire professionnelle alignée avec ses aspirations réelles. Contrairement à la formation classique ou au mentorat, l’auto-coaching ne transmet pas un savoir : il permet au collaborateur de mieux se connaître et d’identifier lui-même ses propres leviers d’évolution. Il ne dit pas quoi penser, mais donne les moyens de réfléchir avec méthode.

        Des solutions comme Jobmaker rendent cette démarche accessible en la digitalisant : à travers une approche guidée, chaque collaborateur peut identifier ses forces, clarifier ses motivations profondes, analyser ses réussites passées et tracer les grandes lignes de son avenir professionnel, en toute autonomie, à son rythme.


        En quoi l'auto-coaching se différencie-t-il du coaching classique ?

        Le coaching de carrière peut prendre plusieurs formes, avec des niveaux de personnalisation et de déploiement très différents :

        • Le coaching individuel, réalisé avec un coach professionnel, propose un accompagnement sur mesure. C’est une solution de qualité, mais souvent coûteuse, généralement réservée aux top talents ou cadres dirigeants.
        • Le coaching collectif permet de démocratiser l’accompagnement dans une logique de groupe. Plus accessible financièrement, il ne répond cependant pas toujours aux besoins individuels de manière précise.
        • Le coaching digital, ou auto-coaching, comme celui proposé par Jobmaker, permet un déploiement à grande échelle, tout en maintenant une personnalisation forte grâce à une approche guidée et interactive. Il offre aux collaborateurs la possibilité d’avancer en autonomie, tout en mobilisant les ressources RH ou managériales au bon moment.

        L’auto-coaching n’a donc pas vocation à remplacer le coaching individuel pour tous les profils : il permet surtout de démocratiser l’accès à une réflexion de qualité, là où le coaching individuel restait jusqu’ici un privilège réservé à une minorité de collaborateurs.


        Pourquoi l'auto-coaching de carrière prend-il autant d'ampleur aujourd'hui ?

        Pendant longtemps, les entreprises ont sollicité des coachs externes de manière très ciblée – top management, promotion de talents, outplacement – avec une vision élitiste de l’accompagnement. Cette approche a longtemps éloigné le développement de carrière du cœur du métier RH, au profit d’actions plus urgentes et administratives comme le recrutement.

        Aujourd’hui, plusieurs facteurs rebattent les cartes :

        • La fin de la culture “top-down”. La relation entre l’entreprise et le collaborateur devient plus égalitaire : chacun cherche à faire correspondre ses critères avec ceux de l’autre, dans une logique de “match” plutôt que de prise en charge descendante.
        • Un besoin accru d’autonomie. Les collaborateurs ne veulent plus être de simples “bénéficiaires” d’un accompagnement RH : ils veulent devenir offreurs de compétences, acteurs de leur propre trajectoire.
        • La nécessité de passer à l’échelle. Les fonctions RH ne peuvent matériellement pas proposer un coaching individuel à l’ensemble des effectifs. L’auto-coaching digital permet justement de réintroduire cette dimension de coaching, en la démocratisant.

        C’est ce virage qui pousse de plus en plus d’entreprises à intégrer une brique d’auto-coaching dans leur stratégie RH, au même titre que le recrutement ou la formation.


        Comment se déroule un parcours d'auto-coaching de carrière ?

        Sur la plateforme Jobmaker par exemple, le parcours est structuré en 3 thématiques et 8 ateliers interactifs, alternant vidéos d’accompagnement et exercices de production personnelle :

        1. Unique : cerner la singularité de son parcours et de ses réalisations pour identifier et valoriser ses forces.
        2. Ma prochaine étape : définir la prochaine étape de son parcours professionnel, en clarifiant ses envies et ses priorités.
        3. Mobiliser mon réseau : comprendre les rouages d’un réseau professionnel efficace et apprendre à l’activer.

        Le collaborateur réalise ce parcours en autonomie et à son rythme. La synthèse produite à l’issue des ateliers sert ensuite de base concrète aux échanges avec son manager ou son interlocuteur RH, qui n’ont ainsi plus à “mener la réflexion à sa place”, mais à s’appuyer sur un travail déjà structuré pour construire, ensemble, la suite du parcours.


        Quels bénéfices pour les collaborateurs et pour les entreprises ?

        Pour le collaborateur, l’auto-coaching permet de transformer une envie d’évolution parfois floue en projet structuré et actionnable : mieux se connaître, identifier ses compétences transférables, apprendre à se présenter avec impact, et construire un plan d’action réaliste. Chez les clients Jobmaker, 84 % des collaborateurs ayant réalisé le parcours se sentent mieux équipés pour prendre leur trajectoire en main, et 80 % gagnent en confiance en eux.

        Pour l’entreprise, les bénéfices sont tout aussi concrets :

        • Fidélisation et engagement. 60 % des collaborateurs préféreraient une mobilité interne à un départ vers l’externe. Leur donner les moyens de se projeter en interne réduit d’autant le risque de les voir chercher ailleurs.
        • Un gain de temps opérationnel pour les RH. En digitalisant une partie de la réflexion de carrière, l’auto-coaching libère du temps pour les équipes RH, qui peuvent se concentrer sur l’accompagnement à plus forte valeur ajoutée plutôt que sur la structuration initiale de la réflexion.
        • Une mobilité interne plus fluide. En rendant les collaborateurs acteurs de leur trajectoire, les entreprises réduisent le sentiment d’immobilisme et redonnent de la visibilité aux opportunités internes.
        • Une nouvelle posture RH. Les équipes RH évoluent progressivement d’un rôle de “porteur” de la trajectoire du collaborateur vers une posture de coach, plus stratégique et plus valorisante.

        Comme le résume Arthur Philippe, CEO de Jobmaker : « On ne peut pas demander à quelqu’un de piloter sa carrière s’il n’a ni carte, ni boussole. » L’auto-coaching de carrière, c’est précisément cela : donner à chaque collaborateur les repères et les outils nécessaires pour reprendre la main sur son avenir professionnel, et à l’entreprise, un levier concret pour transformer cette autonomie en fidélisation durable.


        Coaching individuel, collectif ou digital : quel format choisir pour accompagner vos collaborateurs dans leur carrière ?

        Accompagnement de carrière : pourquoi le choix de la modalité change tout

        Une compétence a aujourd’hui une durée de vie moyenne de 18 à 24 mois, contre près de 30 ans en 1987 (OCDE). Dans ce contexte, l’accompagnement de carrière n’est plus un sujet réservé à quelques privilégiés : c’est un enjeu de fond pour l’ensemble des collaborateurs. Mais accompagner ne veut pas dire accompagner de la même façon.

        Concrètement, trois modalités coexistent aujourd’hui sur le marché : le coaching individuel, le coaching collectif et l’auto-coaching digital. Chacune répond à des besoins différents, avec des arbitrages propres entre personnalisation, coût et capacité à toucher tous les collaborateurs. Comprendre ces différences est la première étape pour construire une politique carrière cohérente avec vos moyens et vos ambitions.


        Le coaching individuel : la personnalisation à son maximum

        Le coaching individuel consiste à faire intervenir un coach certifié, en tête-à-tête avec le collaborateur, pour l’accompagner dans sa réflexion de carrière. C’est historiquement la modalité de référence, celle qui offre le niveau de personnalisation le plus élevé.

        Ses forces :

        • Un accompagnement sur-mesure, adapté à la situation, à la personnalité et aux enjeux spécifiques de chaque collaborateur
        • La présence d’un professionnel capable de challenger, de rassurer et d’orienter avec justesse
        • Un espace confidentiel, propice à l’expression d’ambitions ou de doutes que le collaborateur n’oserait pas partager ailleurs

        Ses limites :

        Le coût et le temps sont les deux principaux freins. Un accompagnement de carrière classique, mené par un coach, demande en moyenne 8 à 10 heures de temps humain par collaborateur. Multiplié par plusieurs centaines ou milliers de salariés, l’équation devient vite impossible à tenir, quels que soient les moyens RH disponibles. Résultat : cette modalité reste, dans la grande majorité des entreprises, réservée à une poignée de profils – cadres dirigeants ou hauts potentiels – laissant l’immense majorité des collaborateurs sans solution.


        Le coaching collectif : mutualiser pour toucher plus de monde

        Le coaching collectif permet d’accompagner plusieurs collaborateurs en même temps, sur des thématiques clés, via des formats comme les conférences, ateliers ou webinars.

        Ses forces :

        • Un meilleur rapport qualité/prix que le coaching individuel, puisque l’intervention d’un coach ou d’un expert est mutualisée
        • Une dynamique de groupe qui peut être un vrai levier d’engagement : partage d’expériences, émulation collective, sentiment de ne pas être seul face à ses questionnements de carrière
        • Une capacité à traiter des sujets transverses (négociation salariale, prise de parole, préparation à un entretien de mobilité…) de façon efficace

        Ses limites :

        Le coaching collectif perd nécessairement en personnalisation. Les problématiques de carrière sont par nature individuelles – chaque collaborateur a ses propres aspirations, son propre contexte, ses propres freins – et un format de groupe ne permet pas toujours d’y répondre finement. C’est une modalité complémentaire, plus qu’une réponse suffisante à elle seule.


        L'auto-coaching digital : l'accompagnement à grande échelle

        L’auto-coaching digital propose aux collaborateurs un parcours de coaching de carrière à réaliser en autonomie, via une plateforme dédiée. C’est la modalité la plus récente, née de la volonté de démocratiser un accompagnement jusque-là réservé à une élite.

        Ses forces :

        • Une déclinaison à grande échelle : contrairement au coaching individuel, le digital permet d’accompagner l’ensemble des collaborateurs, pas seulement quelques centaines
        • Un accompagnement malgré tout individuel : chaque collaborateur avance à son rythme, avec un parcours qui s’adapte à sa réflexion personnelle
        • Un excellent rapport qualité/prix, sans les contraintes de planning liées à l’intervention d’un coach humain
        • Une progression en autonomie, qui permet au collaborateur d’arriver en entretien RH ou managérial avec une matière déjà construite (ses réalisations, ses forces, ses priorités), plutôt qu’avec une page blanche

        Ses limites :

        L’auto-coaching digital ne remplace pas l’intervention humaine sur les situations les plus complexes ou les plus sensibles. C’est un outil de structuration de la réflexion, pas un substitut à un échange avec un manager ou un professionnel RH sur les décisions à fort enjeu.


        Quelle modalité choisir ? Miser sur la complémentarité

        En réalité, ces trois modalités ne sont pas concurrentes mais complémentaires. C’est d’ailleurs le modèle retenu par plusieurs grandes entreprises : Enedis a par exemple construit son dispositif « On MyWay » en articulant une réflexion personnelle guidée par un parcours digital, puis des rendez-vous avec le manager et le RH pour concrétiser le projet professionnel. Baker Tilly, de son côté, combine auto-coaching digital, développement du leadership et débrief individuel dans son programme dédié aux hauts potentiels.

        La bonne question n’est donc pas « quelle modalité choisir ? » mais « comment les articuler pour couvrir l’ensemble de mes collaborateurs, avec le bon niveau d’accompagnement au bon moment ? ». C’est précisément l’enjeu de solutions comme Jobmaker, qui digitalisent 80 % du processus de coaching carrière, permettant aux équipes RH de concentrer leur temps humain – coaching individuel ou collectif – là où il a le plus de valeur.

        Face à l’accélération du monde du travail et à l’ampleur des besoins d’accompagnement, aucune modalité seule ne suffit plus. C’est en combinant intelligemment personnalisation, mutualisation et passage à l’échelle que les entreprises pourront réellement accompagner tous leurs collaborateurs dans leur trajectoire professionnelle – et pas seulement une poignée d’entre eux.


        Les 5 étapes de l’accompagnement de carrière

        L’accompagnement de carrière est devenu un incontournable des politiques RH. Mobilité interne, rétention des talents, obligation légale de maintien de l’employabilité : plus aucune organisation ne peut aujourd’hui faire l’impasse sur le sujet. Mais accompagner un collaborateur dans sa trajectoire professionnelle est loin d’être une simple affaire.

        L’accompagnement de carrière est avant tout une affaire de psychologie. Le syndrome de l’imposteur, l’auto-censure, la peur de trahir son équipe : ces mécanismes invisibles freinent des ambitions qui, faute d’espace pour s’exprimer, finissent par s’éteindre en silence.

        Pour guider un collaborateur dans sa carrière, il ne suffit pas de lui demander : « Alors, quels sont tes projets pour la suite ? » Cette question, c’est l’aboutissement d’une réflexion de carrière, pas son point de départ. Avant de parler projet, encore faut-il avoir guidé le collaborateur dans le cheminement qui y mène. C’est précisément ce que nous allons aborder dans cet article : les 5 étapes essentielles pour accompagner réellement vos collaborateurs dans leur carrière.


        Revenir aux fondamentaux avant de penser outils et process

        Il est tentant, pour une fonction RH, de vouloir agir vite : un nouvel outil, une nouvelle formation, un nouveau parcours de mobilité. Mais avant de travailler sur le dispositif d’accompagnement à proposer à vos collaborateur, il est essentiel de se poser une question : de quoi vos collaborateur ont réellement besoin ?

        Cette question, nous l’avons posé à plus de 1000 collaborateurs en poste à travers notre étude : Baromètre Carrière Jobmaker. Et le résultat est sans appel : 75 % des collaborateurs n’ont pas de plan de carrière défini. Beaucoup naviguent à vue, faute d’avoir eu l’espace ou le temps de se poser la question. Ce flou s’accompagne souvent d’une forme d’auto-censure : le syndrome de l’imposteur, la peur de l’échec ou celle de trahir son équipe freinent des ambitions qui, faute de cadre pour s’exprimer, finissent par s’éteindre.

        C’est là que la question des besoins prend tout son sens. Voici ce que révèle le Baromètre Carrière Jobmaker sur les priorités des collaborateurs français :

        • Clarifier ses aspirations professionnelles : 38%
        • Se préparer à évoluer ou changer de poste : 23%
        • Reprendre confiance en soi et en ses capacités : 16%
        • Préparer un projet de mobilité : 12%
        • Apprendre à se présenter avec impact : 11%

        Cette hiérarchie n’a rien d’anodin : elle dessine un véritable parcours, où chaque étape prépare la suivante. C’est précisément ce que traduisent les 5 briques essentielles de l’accompagnement de carrière.


        Les 5 étapes l’accompagnement de carrière

        1. Reprendre confiance en soi

        Avant même de parler de compétences ou d’opportunités, beaucoup de collaborateurs doivent d’abord se réapproprier leurs propres réussites. Beaucoup n’ont jamais pris le temps de les formaliser, et sous-estiment ce qu’ils ont accompli. Sans ce socle de confiance, difficile de se projeter sereinement dans une évolution.

        2. Clarifier ses aspirations professionnelles

        C’est le point de départ incontournable de toute réflexion de carrière : prendre de la hauteur sur son parcours, et identifier ses objectifs et ses priorités pour la suite. Sans cette clarification, un collaborateur ne peut ni se positionner sur les bonnes opportunités, ni en parler de façon convaincante à son manager ou à son RH.

        3. Apprendre à se présenter avec impact

        Savoir formuler ce que l’on a construit, ses forces, sa singularité, et parler de son projet professionnel avec impact et assertivité : cette compétence, souvent négligée, conditionne pourtant largement les chances de progresser. Un collaborateur qui a de belles aspirations mais ne sait pas les exprimer aura du mal à convaincre.

        4. Préparer son évolution

        Une fois les aspirations clarifiées, il s’agit de construire un plan d’action concret, avec toutes les étapes nécessaires pour atteindre ces objectifs : formations à suivre, personnes à rencontrer, candidatures à effectuer. C’est le passage de l’intention à l’action.

        5. Travailler son réseau

        Une trajectoire professionnelle ne se construit jamais seul. Savoir mobiliser les bonnes personnes au bon moment et développer des relations utiles à ses objectifs est un atout de taille pour progresser, en interne comme en externe.

        Ces cinq briques ne sont pas indépendantes : elles s’enchaînent. La confiance en soi nourrit la clarification des aspirations, qui elle-même permet de se présenter avec impact, de préparer son évolution, puis de mobiliser son réseau pour la concrétiser.


        Concrètement, comment passer à l'action pour accompagner vos collaborateurs ?

        Connaître les 5 étapes de l’accompagnement de carrière est une chose. Les activer concrètement dans son organisation en est une autre. Pour développer une politique RH qui soit à la hauteur de vos ambitions, trois aspects sont à prioriser :

        Offrir un cadre dédié

        Trop souvent, la carrière se résume à quelques minutes en fin d’entretien annuel, une fois les objectifs passés en revue. Le collaborateur arrive fatigué par l’exercice d’évaluation, le manager regarde déjà l’heure : dans ces conditions, impossible d’aborder sereinement l’avenir du collaborateur. L’accompagnement de carrière mérite un temps qui lui est propre, et non un sujet annexe traité à la va-vite.

        Bonne nouvelle : la réforme de l’entretien professionnel, qui devient l’entretien de parcours professionnel (EPP) au 1er octobre 2026, offre un rendez-vous légal déjà inscrit au calendrier RH pour sanctuariser ce temps d’échange.

        Communiquer sur le dispositif

        Un dispositif d’accompagnement, aussi bien conçu soit-il, ne produit aucun effet s’il reste méconnu des collaborateurs. Or 50 % d’entre eux ne connaissent pas la politique de mobilité interne de leur propre entreprise (Gartner). Rubrique dédiée sur l’intranet, témoignages collaborateurs, kit de communication pour les managers : rendre le dispositif visible est aussi important que de le concevoir.

        Proposer des outils d’auto-coaching

        Un collaborateur ne peut pas se projeter sur commande, en une heure d’entretien, sans y avoir réfléchi en amont. Les outils d’auto-coaching de carrière lui permettent de travailler sa réflexion en autonomie, à son rythme, sur les 5 briques évoquées plus haut. Il arrive alors en entretien avec une matière déjà construite – ses réalisations, ses forces, ses priorités – plutôt qu’avec une page blanche, et la rencontre avec son manager ou son RH devient bien plus riche.


        Accompagnement de carrière à grande échelle : trois exemples inspirants

        Sur le papier, proposer un accompagnement de carrière de qualité n’a rien d’impossible : un coach professionnel peut très bien guider un collaborateur à travers les 5 briques. Le vrai défi commence quand il faut décliner cet accompagnement à l’ensemble des collaborateurs, et non le réserver à une poignée de hauts potentiels ou de cadres dirigeants. Un accompagnement classique, mené par un professionnel RH ou un coach, demande en moyenne 8 à 10 heures de temps humain par collaborateur – une équation impossible à tenir dès que les effectifs se comptent en centaines ou en milliers.

        C’est dans ce cadre, que l’auto-coaching digital de carrière prend tout son sens. Grâce à des solutions comme Jobmaker, les RH sont en mesure de digitaliser 80% de l’accompagnement de carrière, pour se concentrer sur les 20% restants : l’accompagnement humain. Voici trois exemples inspirants d’entreprises qui proposent un accompagnement de carrière à grande échelle, grâce à Jobmaker :

        Enedis : « On MyWay », un parcours structuré pour 7 300 cadres

        Pour faciliter la projection professionnelle de ses cadres, Enedis a développé un dispositif sur-mesure en cinq étapes : découverte du programme, réflexion personnelle guidée par le mentor digital Jobmaker, rendez-vous avec le manager pour partager le projet, positionnement sur la Marketplace Mobilité interne, puis rendez-vous avec le RH pour concrétiser l’évolution. 1 500 cadres ont réalisé le parcours depuis 2022, avec une note de satisfaction de 8/10, et le dispositif figure aujourd’hui dans le top 3 des raisons de choisir Enedis comme employeur.

        Crédit Mutuel Arkéa : démocratiser la mobilité interne pour tous

        Plutôt que de réserver les outils de mobilité à une poignée de profils, Crédit Mutuel Arkéa a fait le choix de les rendre accessibles à l’ensemble de ses collaborateurs. Le dispositif combine une émission interne diffusée en direct dans les agences, une carte interactive des métiers, un système de mise en contact avec des ambassadeurs métier, et une solution d’auto-coaching de carrière. Résultat, après seulement 4 mois de déploiement et plus de 1 100 collaborateurs inscrits : 80 % se disent plus confiants en eux, et 84 % se sentent mieux équipés pour progresser dans leur carrière.

        Orange : un dispositif « Orange Avenirs » au service de 72 000 salariés en France

        Chez Orange, l’accompagnement de carrière s’appuie sur une équipe de consultants dédiés de la Direction du Recrutement et des Parcours Professionnels. Le parcours démarre par un questionnaire du salarié, suivi d’un entretien de qualification avec un consultant, qui l’oriente ensuite vers les outils et prestations les plus adaptés à son besoin – dont Jobmaker pour réfléchir à sa carrière. Un entretien de bilan permet enfin de construire un plan d’action concret. Près de 900 salariés ont été accompagnés à travers ce dispositif, avec 84 % qui se sentent équipés pour prendre leur trajectoire en main, et 70 % des consultants qui constatent une amélioration de la qualité des entretiens.


        Les 5 briques essentielles de l’accompagnement de carrière – confiance en soi, clarification des aspirations, présentation avec impact, préparation de l’évolution, travail du réseau – dessinent un cadre simple mais structurant pour toute organisation qui souhaite passer d’un accompagnement ponctuel et réservé à quelques-uns, à un accompagnement systématique et à la hauteur des enjeux. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de tout miser sur le temps humain RH pour y parvenir : outiller les collaborateurs en amont permet de démultiplier l’impact de chaque échange, et de faire de l’accompagnement de carrière un véritable levier de performance collective.


        Comment accompagner vos collaborateurs dans leur carrière ?

        Le monde du travail change plus vite que jamais. Face à cette accélération, les dispositifs RH classiques montrent leurs limites, et les entreprises peinent à accompagner les collaborateurs. Ce guide vous apporte des clés et bonnes pratiques pour passer de l’ambition à l’action, et réellement guider et préparer vos collaborateurs au monde du travail de demain. 

        Vous trouverez dans ce guide :

        ✅ Pourquoi l’accompagnement de carrière est devenu incontournable ?
        ✅ Les limites des dispositifs RH existants, et pourquoi il est temps d’en sortir
        ✅ Nos conseils pour construire une stratégie RH d’accompagnement de carrière
        ✅ Les bonnes pratiques à suivre pour mieux accompagner les collaborateurs
        ✅ Des cas clients détaillés (Enedis, MGEN, …) dont vous pouvez vous inspirer

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          Mon Écosystème : l'IA qui éclaire la carrière de vos collaborateurs

          Pendant longtemps, faire évoluer sa carrière en interne a reposé sur un principe aussi simple que limitant : attendre qu’un manager ou un service RH propose une piste. Le collaborateur restait spectateur de son parcours professionnel, en espérant que la bonne opportunité se présente au bon moment.

          Avec Mon Écosystème Jobmaker inverse cette logique. Grâce aux ateliers de coaching carrière Jobmaker, le collaborateur devient acteur de son projet professionnel. Avec Mon Écosystème, l’expérience va encore plus loin. L’intelligence artificielle analyse le contenu de la synthèse du collaborateur, et lui suggère des pistes d’évolution concrètes et sur mesure. Le bénéfice est double : les collaborateurs sont mieux équipés pour naviguer leur carrière, et les RH ont face à eux des collaborateurs proactifs et disposant d’éléments pour nourrir les conversations de carrière.

          Pourquoi le pilotage de carrière reste un point faible dans les entreprises

          Beaucoup de collaborateurs savent qu’ils souhaitent évoluer, sans savoir vers quoi. Faute de visibilité sur les métiers accessibles, ou tout simplement de temps pour explorer seuls les possibles, le projet professionnel reste flou. Résultat : la mobilité interne est sous-exploitée, alors même qu’elle représente un levier de fidélisation et d’engagement majeur.

          On retrouve ici une posture bien connue des équipes RH : celle du collaborateur en position de “demandeur d’emploi” qui attend que son employeur lui propose des pistes, plutôt que de se positionner comme “offreur de compétences” et de piloter lui-même son plan d’action. C’est précisément cette bascule de posture que le coaching carrière Jobmaker permet d’enclencher, et que Mon Écosystème vient renforcer grâce à l’IA.

          Pour les RH, c’est autant d’opportunités de fidélisation et de valorisation des talents qui, sans outil adapté, passent inaperçues.

          Mon Écosystème : comment l'IA structure le coaching carrière Jobmaker

          Mon Écosystème s’appuie sur trois étapes complémentaires, pensées pour transformer la réflexion du collaborateur en action concrète.

          1. Profil Jobmaker. Le collaborateur prend du recul sur sa carrière et produit du contenu sur son projet professionnel : réalisations, compétences, aspirations, connaissance de son marché. C’est le socle de tout le dispositif, alimenté par les ateliers de coaching carrière Jobmaker.

          2. Matching métier. L’algorithme croise ce profil avec le référentiel France Travail pour faire émerger des pistes d’évolution pertinentes, construites à partir de ce que le collaborateur a exprimé, et non à partir des seuls postes ouverts à un instant T. Il est également possible de faire correspondre vos propres fiches métiers ou les offres de votre bourse à l’emploi.

          3. Dashboard IA. Le collaborateur consulte les pistes suggérées, se renseigne de manière proactive, les met en favoris, et se met en mouvement concrètement.

          Ce qui distingue Mon Écosystème d’un simple algorithme de recommandation, c’est la transparence de l’IA. Pour chaque piste suggérée, elle explique pourquoi ce métier est pertinent, en s’appuyant précisément sur les réalisations et compétences exprimées par le collaborateur. Plutôt qu’une boîte noire, Mon Écosystème rend chaque recommandation lisible et actionnable : le collaborateur comprend le raisonnement derrière la suggestion, ce qui renforce sa confiance dans la démarche et sa capacité à se projeter.

          Les bénéfices concrets de Mon Écosystème pour les RH

          Au delà de l’expérience collaborateur, Mon Écosystème répond à des enjeux RH très concrets.

          Un collaborateur acteur de son projet. Il devient moteur de sa trajectoire professionnelle et pilote lui même son plan d’action, dans la continuité de la posture développée par le coaching carrière Jobmaker.

          Un profil consolidé pour la conversation RH. Plutôt que de partir d’une feuille blanche lors d’un entretien de carrière, le RH s’appuie sur un projet déjà structuré pour proposer des dispositifs adaptés : vis ma vie, formation, mentorat, opportunités internes. La conversation gagne en profondeur et en efficacité.

          Une mobilité interne plus fluide. Les pistes générées par Mon Écosystème reposent sur ce que le collaborateur sait faire et souhaite faire, pas uniquement sur les postes disponibles au moment de l’échange. Cela ouvre le champ des possibles, pour le collaborateur comme pour l’entreprise.


          Avec Mon Écosystème, Jobmaker franchit une nouvelle étape dans l’accompagnement de carrière digitalisé. En combinant l’auto-coaching Jobmaker et l’intelligence artificielle, la solution permet à chaque collaborateur de passer du statut de demandeur d’emploi à celui d’offreur de compétences, acteur de sa trajectoire professionnelle.

          Pour les RH, c’est la promesse d’un accompagnement de carrière à grande échelle, individualisé et réellement mobilisateur.


          Comment maintenir l’employabilité des collaborateurs face à l'IA ?

          La démocratisation de l’Intelligence Artificielle (IA) redistribue complètement les cartes en termes d’employabilité. 

          Selon une étude Goldman Sachs, l’IA pourrait remplacer 300 millions d’emplois à temps plein aux Etats-Unis et en Europe. Les métiers évoluent rapidement, les compétences deviennent obsolètes plus rapidement et la mobilité professionnelle est plus fréquente. Face à ces changements, les départements RH doivent jouer un rôle clé dans l’accompagnement des collaborateurs tout au long de leur carrière en développant des programmes personnalisés d’apprentissage et de développement professionnel.

          “Le métier que l’on a aujourd’hui ne sera peut-être pas celui qu’on aura demain. Mais surtout les entreprises doivent prendre en charge le sujet pour à la fois attirer les salariés, et les retenir, et leur proposer des vrais parcours – non pas d’acquisition de compétences pures – mais de reconversion possible vers d’autres postes.”

          Caroline Montaigne, Rédactrice en chef adjointe de Harvard Business Review France

          Découvrez dans ce guide pratique un plan d’action en quatre étapes pour assurer le maintien de l’employabilité de vos collaborateurs.

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            IA et employabilité : comment (et pourquoi) les RH doivent agir

            L’intelligence artificielle redistribue les cartes du monde du travail à une vitesse inédite. Si tous les emplois ne sont pas menacés de la même façon, tous sont concernés et les RH se retrouvent en première ligne pour anticiper, accompagner et rassurer. Tour d’horizon des enjeux, et des actions concrètes à mettre en place.

            Démocratisation de l'IA : il est urgent d'agir pour préserver l'employabilité des collaborateurs

            L’intelligence artificielle n’est pas une nouveauté. Ce qui change aujourd’hui, c’est son accessibilité. Avec l’essor de solutions comme ChatGPT, Mistral ou Midjourney, l’IA générative est désormais à portée de clic et elle s’invite dans le quotidien professionnel de millions de collaborateurs, souvent avant même que les directions ne l’aient anticipé.

            Pour les RH, ce basculement crée un double impératif : comprendre l’impact réel de l’IA sur les emplois et les compétences, et agir rapidement pour accompagner les collaborateurs dans cette transition. Car une chose est sûre : nous ne faisons pas face à une crise de l’emploi, mais à une crise de l’employabilité.

            Tous remplacés par l'IA ? La réalité est plus nuancée

            Commençons par relativiser. 60 % des métiers d’aujourd’hui n’existaient pas il y a 80 ans. Les transformations profondes du marché du travail ne sont pas un phénomène nouveau et l’IA ne fait pas exception à la règle.

            Pour autant, son impact est réel et différencié. Quatre grands scénarios se dessinent selon les métiers :

            • Les emplois menacés. L’IA générative pourrait affecter jusqu’à 300 millions de postes à temps plein aux États-Unis et en Europe. (Source : Goldman Sachs, 2023)
            • Les emplois augmentés. 87 % des dirigeants estiment que leurs collaborateurs verront leur rôle enrichi plutôt que remplacé par l’IA. (Source : IBM Institute for Business Value, 2023)
            • Les emplois protégés. Les métiers à forte dimension humaine, physique ou d’expertise pointue résistent mieux à l’automatisation.
            • Les emplois créés. 85 % des métiers de 2030 n’existent pas encore. (Source : France Travail)

            Mais une idée reçue mérite d’être corrigée : l’IA ne menace pas seulement les emplois peu qualifiés ou répétitifs. Une étude publiée en mars 2026 par le laboratoire Digital Planet de l’université Tufts, intitulée “American AI Jobs Risk Index”, a classé 757 métiers selon leur vulnérabilité réelle à l’IA et ses conclusions sont éclairantes. En tête des métiers les plus menacés figurent les auteurs et écrivains (57,4 % des emplois pourraient être supprimés), les développeurs informatiques (55,2 %) et les designers web (55 %). Ce sont bien les cols blancs, ceux dont les tâches sont cognitives et structurées, qui sont en première ligne.

            L’étude met également en lumière un mécanisme contre-intuitif : plus un métier tire profit de l’IA pour gagner en productivité, plus il devient vulnérable aux suppressions de postes. La raison est simple : quand chaque collaborateur produit davantage, l’organisation a besoin de moins de monde pour le même volume de travail.

            La prise de conscience progresse aussi en France. Selon l’enquête Hellowork 2025, 64 % des candidats pensent que l’IA changera leur métier, contre 42 % un an plus tôt. Ce chiffre atteint 72 % chez les candidats de la génération Z.

            En réalité, la majorité des postes ne sera ni entièrement épargnée, ni entièrement supplantée. Ils seront transformés. Et c’est précisément là que réside le défi RH.

            L'employabilité à l'ère de l'IA : un nouveau paradigme de compétences

            La démocratisation de l’IA ne se contente pas de bousculer les intitulés de poste, elle redessine entièrement les compétences recherchées. Un profil attractif aujourd’hui ne le sera pas forcément demain, et inversement.

            Dans un monde du travail où l’usage de l’IA générative sera généralisé, quatre types de profils tireront leur épingle du jeu :

            • Les profils IA-compatibles. Ceux qui savent exploiter l’IA pour gagner en efficacité et innover. Comme le formulait Cécile Dejoux, Directrice de l’Observatoire des transformations managériales & RH : “Ce n’est pas l’IA qui va nous remplacer au travail, ce sont ceux qui savent s’en servir.”
            • Les experts métier. Face à la puissance de traitement de l’IA, rien ne remplace l’expertise approfondie d’un spécialiste.
            • Les profils riches en soft skills. Empathie, écoute, intelligence relationnelle : autant de compétences que l’IA ne peut pas répliquer. Comme le souligne Laetitia Vitaud, autrice et conférencière sur le futur du travail : “Il est temps d’ajuster notre vision du travail et de nous concentrer sur nos capacités relationnelles, d’empathie, d’attention à l’autre.”
            • Les profils adaptables et résilients. Dans un monde où les métiers se réinventent sans cesse, la capacité à évoluer devient une compétence à part entière.

            On passe d’une vision job-centric des carrières, linéaire et prévisible, à une vision people-centric, où l’individu, ses compétences et ses aspirations sont au cœur de la trajectoire professionnelle. Un enfant actuellement en maternelle exercera, selon les estimations, jusqu’à neuf métiers différents au cours de sa vie. Cette individualisation massive des carrières représente un défi de taille pour la fonction RH.

            Les collaborateurs ont peur et le rôle des RH est déterminant

            60 % des salariés craignent de voir leur métier disparaître et 74 % anticipent une évolution significative du contenu de leur travail (Source : Baromètre Empreinte Humaine, 2023). Ces chiffres traduisent une anxiété profonde, qui dépasse la simple question de l’emploi : c’est la peur d’une déshumanisation du travail que redoutent les collaborateurs.

            41 % des salariés se disent d’ailleurs préoccupés par l’utilisation de l’IA en RH spécifiquement (Source : Baromètre Empreinte Humaine, 2023). Une appréhension qu’il est nécessaire de reconnaître pour adapter la manière dont l’IA est déployée en entreprise.

            C’est précisément là que les RH ont un rôle central à jouer. Selon une étude BCG, l’IA générative pourrait augmenter la productivité de la fonction RH de 30 % à l’avenir, en automatisant une partie des tâches administratives et chronophages. Ces gains permettront à la fonction de se recentrer sur ce qui fait sa valeur ajoutée : l’humain. Une nouvelle ère s’ouvre pour les RH, celle de l’accompagnement de carrière à grande échelle.

            Le plan d'action en quatre étapes pour maintenir l'employabilité des collaborateurs

            Face à l’ampleur du chantier, mieux vaut avancer méthodiquement. Les recommandations de l’étude Digital Planet de l’université Tufts rejoignent ici nos convictions : voici les quatre étapes clés pour que les RH puissent pleinement jouer leur rôle dans cette transition.

            1. Cartographier les postes à risque avant d’agir. Il s’agit de passer en revue chaque poste pour repérer les tâches automatisables et celles qui nécessitent un jugement humain. Cette cartographie est le préalable indispensable à toute décision de formation, de redéploiement ou de recrutement. Quelles compétences seront obsolètes dans deux ans ? Quels profils deviendront stratégiques ? Autant de questions à poser dès maintenant.

            2. Miser sur le reskilling et la mobilité interne. L’étude de Tufts identifie 33 métiers dont le taux d’automatisation pourrait passer de moins de 10 % à plus de 40 % dans les deux à cinq ans. Pour ces profils, la montée en compétences ne relève pas du confort mais de l’urgence. L’objectif est clair : permettre aux collaborateurs de migrer vers des fonctions moins exposées sans quitter l’organisation. C’est tout l’enjeu de parcours de mobilité interne structurés, appuyés sur un accompagnement de carrière individualisé.

            3. Garder l’humain dans la boucle. Sensibiliser et former à l’usage de l’IA, c’est bien. Mais encadrer son déploiement, c’est mieux. L’étude préconise de mener des revues d’impact, tâche par tâche, avant chaque déploiement d’outil d’IA, en réservant l’automatisation aux opérations répétitives et en s’assurant d’une supervision humaine sur les décisions à fort enjeu.

            4. Communiquer en toute transparence auprès des équipes. Sans visibilité sur ce qui se prépare, les salariés subissent la transformation au lieu de la piloter. Dialoguer directement avec les collaborateurs sur les changements à venir, les impliquer dans la réflexion : c’est à la fois les rassurer et les rendre acteurs de la transformation. En tant que RH, vous êtes le relais entre la stratégie technologique de l’entreprise et la réalité vécue par vos équipes sur le terrain.

            À ces quatre étapes, nous ajoutons une cinquième, indispensable : accompagner les collaborateurs dans leur trajectoire de carrière. La plupart d’entre eux vont être amenés à faire évoluer leur métier, partiellement ou totalement. Les accompagner dans cette transition, de la réflexion à la mise en action, est à la fois une obligation légale (le Code du Travail impose aux entreprises de maintenir l’employabilité de leurs salariés) et un levier de performance durable. C’est tout l’enjeu d’une solution comme Jobmaker, qui permet de digitaliser 80 % du processus de coaching carrière et d’accompagner les collaborateurs à grande échelle, tout en valorisant la singularité de chaque parcours.

            Non, l’IA ne va pas mettre fin au travail humain. Mais elle en redistribue profondément les cartes. Pour les RH, c’est autant une contrainte qu’une opportunité : celle de remettre l’humain au cœur de la dynamique professionnelle, et de faire de l’accompagnement de carrière un véritable avantage compétitif.

            Dans un monde où les collaborateurs attendent davantage qu’un poste – ils attendent une trajectoire – les entreprises qui sauront les accompagner seront celles qui tireront leur épingle du jeu. L’IA change le monde du travail. Les RH, eux, peuvent changer la façon dont les collaborateurs le vivent.