Coaching individuel, collectif ou digital : quel format choisir pour accompagner vos collaborateurs dans leur carrière ?
Accompagnement de carrière : pourquoi le choix de la modalité change tout
Une compĂ©tence a aujourd’hui une durĂ©e de vie moyenne de 18 Ă 24 mois, contre près de 30 ans en 1987 (OCDE). Dans ce contexte, l’accompagnement de carrière n’est plus un sujet rĂ©servĂ© Ă quelques privilĂ©giĂ©s : c’est un enjeu de fond pour l’ensemble des collaborateurs. Mais accompagner ne veut pas dire accompagner de la mĂŞme façon.
Concrètement, trois modalitĂ©s coexistent aujourd’hui sur le marchĂ© : le coaching individuel, le coaching collectif et l’auto-coaching digital. Chacune rĂ©pond Ă des besoins diffĂ©rents, avec des arbitrages propres entre personnalisation, coĂ»t et capacitĂ© Ă toucher tous les collaborateurs. Comprendre ces diffĂ©rences est la première Ă©tape pour construire une politique carrière cohĂ©rente avec vos moyens et vos ambitions.
Le coaching individuel : la personnalisation Ă son maximum
Le coaching individuel consiste Ă faire intervenir un coach certifiĂ©, en tĂŞte-Ă -tĂŞte avec le collaborateur, pour l’accompagner dans sa rĂ©flexion de carrière. C’est historiquement la modalitĂ© de rĂ©fĂ©rence, celle qui offre le niveau de personnalisation le plus Ă©levĂ©.
Ses forces :
- Un accompagnement sur-mesure, adapté à la situation, à la personnalité et aux enjeux spécifiques de chaque collaborateur
- La prĂ©sence d’un professionnel capable de challenger, de rassurer et d’orienter avec justesse
- Un espace confidentiel, propice Ă l’expression d’ambitions ou de doutes que le collaborateur n’oserait pas partager ailleurs
Ses limites :
Le coĂ»t et le temps sont les deux principaux freins. Un accompagnement de carrière classique, menĂ© par un coach, demande en moyenne 8 Ă 10 heures de temps humain par collaborateur. MultipliĂ© par plusieurs centaines ou milliers de salariĂ©s, l’Ă©quation devient vite impossible Ă tenir, quels que soient les moyens RH disponibles. RĂ©sultat : cette modalitĂ© reste, dans la grande majoritĂ© des entreprises, rĂ©servĂ©e Ă une poignĂ©e de profils – cadres dirigeants ou hauts potentiels – laissant l’immense majoritĂ© des collaborateurs sans solution.
Le coaching collectif : mutualiser pour toucher plus de monde
Le coaching collectif permet d’accompagner plusieurs collaborateurs en mĂŞme temps, sur des thĂ©matiques clĂ©s, via des formats comme les confĂ©rences, ateliers ou webinars.
Ses forces :
- Un meilleur rapport qualitĂ©/prix que le coaching individuel, puisque l’intervention d’un coach ou d’un expert est mutualisĂ©e
- Une dynamique de groupe qui peut ĂŞtre un vrai levier d’engagement : partage d’expĂ©riences, Ă©mulation collective, sentiment de ne pas ĂŞtre seul face Ă ses questionnements de carrière
- Une capacitĂ© Ă traiter des sujets transverses (nĂ©gociation salariale, prise de parole, prĂ©paration Ă un entretien de mobilitĂ©…) de façon efficace
Ses limites :
Le coaching collectif perd nĂ©cessairement en personnalisation. Les problĂ©matiques de carrière sont par nature individuelles – chaque collaborateur a ses propres aspirations, son propre contexte, ses propres freins – et un format de groupe ne permet pas toujours d’y rĂ©pondre finement. C’est une modalitĂ© complĂ©mentaire, plus qu’une rĂ©ponse suffisante Ă elle seule.
L'auto-coaching digital : l'accompagnement à grande échelle
L’auto-coaching digital propose aux collaborateurs un parcours de coaching de carrière Ă rĂ©aliser en autonomie, via une plateforme dĂ©diĂ©e. C’est la modalitĂ© la plus rĂ©cente, nĂ©e de la volontĂ© de dĂ©mocratiser un accompagnement jusque-lĂ rĂ©servĂ© Ă une Ă©lite.
Ses forces :
- Une dĂ©clinaison Ă grande Ă©chelle : contrairement au coaching individuel, le digital permet d’accompagner l’ensemble des collaborateurs, pas seulement quelques centaines
- Un accompagnement malgrĂ© tout individuel : chaque collaborateur avance Ă son rythme, avec un parcours qui s’adapte Ă sa rĂ©flexion personnelle
- Un excellent rapport qualitĂ©/prix, sans les contraintes de planning liĂ©es Ă l’intervention d’un coach humain
- Une progression en autonomie, qui permet au collaborateur d’arriver en entretien RH ou managĂ©rial avec une matière dĂ©jĂ construite (ses rĂ©alisations, ses forces, ses prioritĂ©s), plutĂ´t qu’avec une page blanche
Ses limites :
L’auto-coaching digital ne remplace pas l’intervention humaine sur les situations les plus complexes ou les plus sensibles. C’est un outil de structuration de la rĂ©flexion, pas un substitut Ă un Ă©change avec un manager ou un professionnel RH sur les dĂ©cisions Ă fort enjeu.

Quelle modalité choisir ? Miser sur la complémentarité
En rĂ©alitĂ©, ces trois modalitĂ©s ne sont pas concurrentes mais complĂ©mentaires. C’est d’ailleurs le modèle retenu par plusieurs grandes entreprises : Enedis a par exemple construit son dispositif « On MyWay » en articulant une rĂ©flexion personnelle guidĂ©e par un parcours digital, puis des rendez-vous avec le manager et le RH pour concrĂ©tiser le projet professionnel. Baker Tilly, de son cĂ´tĂ©, combine auto-coaching digital, dĂ©veloppement du leadership et dĂ©brief individuel dans son programme dĂ©diĂ© aux hauts potentiels.
La bonne question n’est donc pas « quelle modalitĂ© choisir ? » mais « comment les articuler pour couvrir l’ensemble de mes collaborateurs, avec le bon niveau d’accompagnement au bon moment ? ». C’est prĂ©cisĂ©ment l’enjeu de solutions comme Jobmaker, qui digitalisent 80 % du processus de coaching carrière, permettant aux Ă©quipes RH de concentrer leur temps humain – coaching individuel ou collectif – lĂ oĂą il a le plus de valeur.
Face Ă l’accĂ©lĂ©ration du monde du travail et Ă l’ampleur des besoins d’accompagnement, aucune modalitĂ© seule ne suffit plus. C’est en combinant intelligemment personnalisation, mutualisation et passage Ă l’Ă©chelle que les entreprises pourront rĂ©ellement accompagner tous leurs collaborateurs dans leur trajectoire professionnelle – et pas seulement une poignĂ©e d’entre eux.
Les 5 étapes de l’accompagnement de carrière
L’accompagnement de carrière est devenu un incontournable des politiques RH. MobilitĂ© interne, rĂ©tention des talents, obligation lĂ©gale de maintien de l’employabilitĂ© : plus aucune organisation ne peut aujourd’hui faire l’impasse sur le sujet. Mais accompagner un collaborateur dans sa trajectoire professionnelle est loin d’ĂŞtre une simple affaire.
L’accompagnement de carrière est avant tout une affaire de psychologie. Le syndrome de l’imposteur, l’auto-censure, la peur de trahir son Ă©quipe : ces mĂ©canismes invisibles freinent des ambitions qui, faute d’espace pour s’exprimer, finissent par s’Ă©teindre en silence.
Pour guider un collaborateur dans sa carrière, il ne suffit pas de lui demander : « Alors, quels sont tes projets pour la suite ? » Cette question, c’est l’aboutissement d’une rĂ©flexion de carrière, pas son point de dĂ©part. Avant de parler projet, encore faut-il avoir guidĂ© le collaborateur dans le cheminement qui y mène. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que nous allons aborder dans cet article : les 5 Ă©tapes essentielles pour accompagner rĂ©ellement vos collaborateurs dans leur carrière.
Revenir aux fondamentaux avant de penser outils et process
Il est tentant, pour une fonction RH, de vouloir agir vite : un nouvel outil, une nouvelle formation, un nouveau parcours de mobilitĂ©. Mais avant de travailler sur le dispositif d’accompagnement Ă proposer Ă vos collaborateur, il est essentiel de se poser une question : de quoi vos collaborateur ont rĂ©ellement besoin ?
Cette question, nous l’avons posĂ© Ă plus de 1000 collaborateurs en poste Ă travers notre Ă©tude : Baromètre Carrière Jobmaker. Et le rĂ©sultat est sans appel : 75 % des collaborateurs n’ont pas de plan de carrière dĂ©fini. Beaucoup naviguent Ă vue, faute d’avoir eu l’espace ou le temps de se poser la question. Ce flou s’accompagne souvent d’une forme d’auto-censure : le syndrome de l’imposteur, la peur de l’Ă©chec ou celle de trahir son Ă©quipe freinent des ambitions qui, faute de cadre pour s’exprimer, finissent par s’Ă©teindre.
C’est lĂ que la question des besoins prend tout son sens. Voici ce que rĂ©vèle le Baromètre Carrière Jobmaker sur les prioritĂ©s des collaborateurs français :
- Clarifier ses aspirations professionnelles : 38%
- Se préparer à évoluer ou changer de poste : 23%
- Reprendre confiance en soi et en ses capacités : 16%
- Préparer un projet de mobilité : 12%
- Apprendre à se présenter avec impact : 11%
Cette hiĂ©rarchie n’a rien d’anodin : elle dessine un vĂ©ritable parcours, oĂą chaque Ă©tape prĂ©pare la suivante. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que traduisent les 5 briques essentielles de l’accompagnement de carrière.
Les 5 étapes l’accompagnement de carrière
1. Reprendre confiance en soi
Avant mĂŞme de parler de compĂ©tences ou d’opportunitĂ©s, beaucoup de collaborateurs doivent d’abord se rĂ©approprier leurs propres rĂ©ussites. Beaucoup n’ont jamais pris le temps de les formaliser, et sous-estiment ce qu’ils ont accompli. Sans ce socle de confiance, difficile de se projeter sereinement dans une Ă©volution.
2. Clarifier ses aspirations professionnelles
C’est le point de dĂ©part incontournable de toute rĂ©flexion de carrière : prendre de la hauteur sur son parcours, et identifier ses objectifs et ses prioritĂ©s pour la suite. Sans cette clarification, un collaborateur ne peut ni se positionner sur les bonnes opportunitĂ©s, ni en parler de façon convaincante Ă son manager ou Ă son RH.
3. Apprendre à se présenter avec impact
Savoir formuler ce que l’on a construit, ses forces, sa singularitĂ©, et parler de son projet professionnel avec impact et assertivitĂ© : cette compĂ©tence, souvent nĂ©gligĂ©e, conditionne pourtant largement les chances de progresser. Un collaborateur qui a de belles aspirations mais ne sait pas les exprimer aura du mal Ă convaincre.
4. Préparer son évolution
Une fois les aspirations clarifiĂ©es, il s’agit de construire un plan d’action concret, avec toutes les Ă©tapes nĂ©cessaires pour atteindre ces objectifs : formations Ă suivre, personnes Ă rencontrer, candidatures Ă effectuer. C’est le passage de l’intention Ă l’action.
5. Travailler son réseau
Une trajectoire professionnelle ne se construit jamais seul. Savoir mobiliser les bonnes personnes au bon moment et développer des relations utiles à ses objectifs est un atout de taille pour progresser, en interne comme en externe.
Ces cinq briques ne sont pas indĂ©pendantes : elles s’enchaĂ®nent. La confiance en soi nourrit la clarification des aspirations, qui elle-mĂŞme permet de se prĂ©senter avec impact, de prĂ©parer son Ă©volution, puis de mobiliser son rĂ©seau pour la concrĂ©tiser.

Concrètement, comment passer à l'action pour accompagner vos collaborateurs ?
Connaître les 5 étapes de l’accompagnement de carrière est une chose. Les activer concrètement dans son organisation en est une autre. Pour développer une politique RH qui soit à la hauteur de vos ambitions, trois aspects sont à prioriser :
Offrir un cadre dédié
Trop souvent, la carrière se rĂ©sume Ă quelques minutes en fin d’entretien annuel, une fois les objectifs passĂ©s en revue. Le collaborateur arrive fatiguĂ© par l’exercice d’Ă©valuation, le manager regarde dĂ©jĂ l’heure : dans ces conditions, impossible d’aborder sereinement l’avenir du collaborateur. L’accompagnement de carrière mĂ©rite un temps qui lui est propre, et non un sujet annexe traitĂ© Ă la va-vite.
Bonne nouvelle : la rĂ©forme de l’entretien professionnel, qui devient l’entretien de parcours professionnel (EPP) au 1er octobre 2026, offre un rendez-vous lĂ©gal dĂ©jĂ inscrit au calendrier RH pour sanctuariser ce temps d’Ă©change.
Communiquer sur le dispositif
Un dispositif d’accompagnement, aussi bien conçu soit-il, ne produit aucun effet s’il reste mĂ©connu des collaborateurs. Or 50 % d’entre eux ne connaissent pas la politique de mobilitĂ© interne de leur propre entreprise (Gartner). Rubrique dĂ©diĂ©e sur l’intranet, tĂ©moignages collaborateurs, kit de communication pour les managers : rendre le dispositif visible est aussi important que de le concevoir.
Proposer des outils d’auto-coaching
Un collaborateur ne peut pas se projeter sur commande, en une heure d’entretien, sans y avoir rĂ©flĂ©chi en amont. Les outils d’auto-coaching de carrière lui permettent de travailler sa rĂ©flexion en autonomie, Ă son rythme, sur les 5 briques Ă©voquĂ©es plus haut. Il arrive alors en entretien avec une matière dĂ©jĂ construite – ses rĂ©alisations, ses forces, ses prioritĂ©s – plutĂ´t qu’avec une page blanche, et la rencontre avec son manager ou son RH devient bien plus riche.
Accompagnement de carrière à grande échelle : trois exemples inspirants
Sur le papier, proposer un accompagnement de carrière de qualitĂ© n’a rien d’impossible : un coach professionnel peut très bien guider un collaborateur Ă travers les 5 briques. Le vrai dĂ©fi commence quand il faut dĂ©cliner cet accompagnement Ă l’ensemble des collaborateurs, et non le rĂ©server Ă une poignĂ©e de hauts potentiels ou de cadres dirigeants. Un accompagnement classique, menĂ© par un professionnel RH ou un coach, demande en moyenne 8 Ă 10 heures de temps humain par collaborateur – une Ă©quation impossible Ă tenir dès que les effectifs se comptent en centaines ou en milliers.
C’est dans ce cadre, que l’auto-coaching digital de carrière prend tout son sens. Grâce à des solutions comme Jobmaker, les RH sont en mesure de digitaliser 80% de l’accompagnement de carrière, pour se concentrer sur les 20% restants : l’accompagnement humain. Voici trois exemples inspirants d’entreprises qui proposent un accompagnement de carrière à grande échelle, grâce à Jobmaker :
Enedis : « On MyWay », un parcours structuré pour 7 300 cadres
Pour faciliter la projection professionnelle de ses cadres, Enedis a dĂ©veloppĂ© un dispositif sur-mesure en cinq Ă©tapes : dĂ©couverte du programme, rĂ©flexion personnelle guidĂ©e par le mentor digital Jobmaker, rendez-vous avec le manager pour partager le projet, positionnement sur la Marketplace MobilitĂ© interne, puis rendez-vous avec le RH pour concrĂ©tiser l’Ă©volution. 1 500 cadres ont rĂ©alisĂ© le parcours depuis 2022, avec une note de satisfaction de 8/10, et le dispositif figure aujourd’hui dans le top 3 des raisons de choisir Enedis comme employeur.
Crédit Mutuel Arkéa : démocratiser la mobilité interne pour tous
PlutĂ´t que de rĂ©server les outils de mobilitĂ© Ă une poignĂ©e de profils, CrĂ©dit Mutuel ArkĂ©a a fait le choix de les rendre accessibles Ă l’ensemble de ses collaborateurs. Le dispositif combine une Ă©mission interne diffusĂ©e en direct dans les agences, une carte interactive des mĂ©tiers, un système de mise en contact avec des ambassadeurs mĂ©tier, et une solution d’auto-coaching de carrière. RĂ©sultat, après seulement 4 mois de dĂ©ploiement et plus de 1 100 collaborateurs inscrits : 80 % se disent plus confiants en eux, et 84 % se sentent mieux Ă©quipĂ©s pour progresser dans leur carrière.
Orange : un dispositif « Orange Avenirs » au service de 72 000 salariés en France
Chez Orange, l’accompagnement de carrière s’appuie sur une Ă©quipe de consultants dĂ©diĂ©s de la Direction du Recrutement et des Parcours Professionnels. Le parcours dĂ©marre par un questionnaire du salariĂ©, suivi d’un entretien de qualification avec un consultant, qui l’oriente ensuite vers les outils et prestations les plus adaptĂ©s Ă son besoin – dont Jobmaker pour rĂ©flĂ©chir Ă sa carrière. Un entretien de bilan permet enfin de construire un plan d’action concret. Près de 900 salariĂ©s ont Ă©tĂ© accompagnĂ©s Ă travers ce dispositif, avec 84 % qui se sentent Ă©quipĂ©s pour prendre leur trajectoire en main, et 70 % des consultants qui constatent une amĂ©lioration de la qualitĂ© des entretiens.
Les 5 briques essentielles de l’accompagnement de carrière – confiance en soi, clarification des aspirations, prĂ©sentation avec impact, prĂ©paration de l’Ă©volution, travail du rĂ©seau – dessinent un cadre simple mais structurant pour toute organisation qui souhaite passer d’un accompagnement ponctuel et rĂ©servĂ© Ă quelques-uns, Ă un accompagnement systĂ©matique et Ă la hauteur des enjeux. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nĂ©cessaire de tout miser sur le temps humain RH pour y parvenir : outiller les collaborateurs en amont permet de dĂ©multiplier l’impact de chaque Ă©change, et de faire de l’accompagnement de carrière un vĂ©ritable levier de performance collective.
Comment accompagner vos collaborateurs dans leur carrière ?
Le monde du travail change plus vite que jamais. Face Ă cette accĂ©lĂ©ration, les dispositifs RH classiques montrent leurs limites, et les entreprises peinent Ă accompagner les collaborateurs. Ce guide vous apporte des clĂ©s et bonnes pratiques pour passer de l’ambition Ă l’action, et rĂ©ellement guider et prĂ©parer vos collaborateurs au monde du travail de demain.Â
Vous trouverez dans ce guide :
âś… Pourquoi l’accompagnement de carrière est devenu incontournable ?
âś… Les limites des dispositifs RH existants, et pourquoi il est temps d’en sortir
âś… Nos conseils pour construire une stratĂ©gie RH d’accompagnement de carrière
âś… Les bonnes pratiques Ă suivre pour mieux accompagner les collaborateurs
âś… Des cas clients dĂ©taillĂ©s (Enedis, MGEN, …) dont vous pouvez vous inspirer
Mon Écosystème : l'IA qui éclaire la carrière de vos collaborateurs
Pendant longtemps, faire Ă©voluer sa carrière en interne a reposĂ© sur un principe aussi simple que limitant : attendre qu’un manager ou un service RH propose une piste. Le collaborateur restait spectateur de son parcours professionnel, en espĂ©rant que la bonne opportunitĂ© se prĂ©sente au bon moment.
Avec Mon Écosystème Jobmaker inverse cette logique. Grâce aux ateliers de coaching carrière Jobmaker, le collaborateur devient acteur de son projet professionnel. Avec Mon Écosystème, l’expĂ©rience va encore plus loin. L’intelligence artificielle analyse le contenu de la synthèse du collaborateur, et lui suggère des pistes d’Ă©volution concrètes et sur mesure. Le bĂ©nĂ©fice est double : les collaborateurs sont mieux Ă©quipĂ©s pour naviguer leur carrière, et les RH ont face Ă eux des collaborateurs proactifs et disposant d’élĂ©ments pour nourrir les conversations de carrière.
Pourquoi le pilotage de carrière reste un point faible dans les entreprises
Beaucoup de collaborateurs savent qu’ils souhaitent Ă©voluer, sans savoir vers quoi. Faute de visibilitĂ© sur les mĂ©tiers accessibles, ou tout simplement de temps pour explorer seuls les possibles, le projet professionnel reste flou. RĂ©sultat : la mobilitĂ© interne est sous-exploitĂ©e, alors mĂŞme qu’elle reprĂ©sente un levier de fidĂ©lisation et d’engagement majeur.
On retrouve ici une posture bien connue des Ă©quipes RH : celle du collaborateur en position de “demandeur d’emploi” qui attend que son employeur lui propose des pistes, plutĂ´t que de se positionner comme “offreur de compĂ©tences” et de piloter lui-mĂŞme son plan d’action. C’est prĂ©cisĂ©ment cette bascule de posture que le coaching carrière Jobmaker permet d’enclencher, et que Mon Écosystème vient renforcer grâce Ă l’IA.
Pour les RH, c’est autant d’opportunitĂ©s de fidĂ©lisation et de valorisation des talents qui, sans outil adaptĂ©, passent inaperçues.
Mon Écosystème : comment l'IA structure le coaching carrière Jobmaker
Mon Écosystème s’appuie sur trois Ă©tapes complĂ©mentaires, pensĂ©es pour transformer la rĂ©flexion du collaborateur en action concrète.
1. Profil Jobmaker. Le collaborateur prend du recul sur sa carrière et produit du contenu sur son projet professionnel : rĂ©alisations, compĂ©tences, aspirations, connaissance de son marchĂ©. C’est le socle de tout le dispositif, alimentĂ© par les ateliers de coaching carrière Jobmaker.
2. Matching mĂ©tier. L’algorithme croise ce profil avec le rĂ©fĂ©rentiel France Travail pour faire Ă©merger des pistes d’Ă©volution pertinentes, construites Ă partir de ce que le collaborateur a exprimĂ©, et non Ă partir des seuls postes ouverts Ă un instant T. Il est Ă©galement possible de faire correspondre vos propres fiches mĂ©tiers ou les offres de votre bourse Ă l’emploi.

3. Dashboard IA. Le collaborateur consulte les pistes suggérées, se renseigne de manière proactive, les met en favoris, et se met en mouvement concrètement.

Ce qui distingue Mon Écosystème d’un simple algorithme de recommandation, c’est la transparence de l’IA. Pour chaque piste suggĂ©rĂ©e, elle explique pourquoi ce mĂ©tier est pertinent, en s’appuyant prĂ©cisĂ©ment sur les rĂ©alisations et compĂ©tences exprimĂ©es par le collaborateur. PlutĂ´t qu’une boĂ®te noire, Mon Écosystème rend chaque recommandation lisible et actionnable : le collaborateur comprend le raisonnement derrière la suggestion, ce qui renforce sa confiance dans la dĂ©marche et sa capacitĂ© Ă se projeter.

Les bénéfices concrets de Mon Écosystème pour les RH
Au delĂ de l’expĂ©rience collaborateur, Mon Écosystème rĂ©pond Ă des enjeux RH très concrets.
Un collaborateur acteur de son projet. Il devient moteur de sa trajectoire professionnelle et pilote lui mĂŞme son plan d’action, dans la continuitĂ© de la posture dĂ©veloppĂ©e par le coaching carrière Jobmaker.
Un profil consolidĂ© pour la conversation RH. PlutĂ´t que de partir d’une feuille blanche lors d’un entretien de carrière, le RH s’appuie sur un projet dĂ©jĂ structurĂ© pour proposer des dispositifs adaptĂ©s : vis ma vie, formation, mentorat, opportunitĂ©s internes. La conversation gagne en profondeur et en efficacitĂ©.
Une mobilitĂ© interne plus fluide. Les pistes gĂ©nĂ©rĂ©es par Mon Écosystème reposent sur ce que le collaborateur sait faire et souhaite faire, pas uniquement sur les postes disponibles au moment de l’Ă©change. Cela ouvre le champ des possibles, pour le collaborateur comme pour l’entreprise.
Avec Mon Écosystème, Jobmaker franchit une nouvelle Ă©tape dans l’accompagnement de carrière digitalisĂ©. En combinant l’auto-coaching Jobmaker et l’intelligence artificielle, la solution permet Ă chaque collaborateur de passer du statut de demandeur d’emploi Ă celui d’offreur de compĂ©tences, acteur de sa trajectoire professionnelle.
Pour les RH, c’est la promesse d’un accompagnement de carrière Ă grande Ă©chelle, individualisĂ© et rĂ©ellement mobilisateur.
Comment maintenir l’employabilité des collaborateurs face à l'IA ?
La dĂ©mocratisation de l’Intelligence Artificielle (IA) redistribue complètement les cartes en termes d’employabilitĂ©.Â
Selon une étude Goldman Sachs, l’IA pourrait remplacer 300 millions d’emplois à temps plein aux Etats-Unis et en Europe. Les métiers évoluent rapidement, les compétences deviennent obsolètes plus rapidement et la mobilité professionnelle est plus fréquente. Face à ces changements, les départements RH doivent jouer un rôle clé dans l’accompagnement des collaborateurs tout au long de leur carrière en développant des programmes personnalisés d’apprentissage et de développement professionnel.
“Le métier que l’on a aujourd’hui ne sera peut-être pas celui qu’on aura demain. Mais surtout les entreprises doivent prendre en charge le sujet pour à la fois attirer les salariés, et les retenir, et leur proposer des vrais parcours – non pas d’acquisition de compétences pures – mais de reconversion possible vers d’autres postes.”
Caroline Montaigne, Rédactrice en chef adjointe de Harvard Business Review France
DĂ©couvrez dans ce guide pratique un plan d’action en quatre Ă©tapes pour assurer le maintien de l’employabilitĂ© de vos collaborateurs.
IA et employabilité : comment (et pourquoi) les RH doivent agir
L’intelligence artificielle redistribue les cartes du monde du travail Ă une vitesse inĂ©dite. Si tous les emplois ne sont pas menacĂ©s de la mĂŞme façon, tous sont concernĂ©s et les RH se retrouvent en première ligne pour anticiper, accompagner et rassurer. Tour d’horizon des enjeux, et des actions concrètes Ă mettre en place.
Démocratisation de l'IA : il est urgent d'agir pour préserver l'employabilité des collaborateurs
L’intelligence artificielle n’est pas une nouveautĂ©. Ce qui change aujourd’hui, c’est son accessibilitĂ©. Avec l’essor de solutions comme ChatGPT, Mistral ou Midjourney, l’IA gĂ©nĂ©rative est dĂ©sormais Ă portĂ©e de clic et elle s’invite dans le quotidien professionnel de millions de collaborateurs, souvent avant mĂŞme que les directions ne l’aient anticipĂ©.
Pour les RH, ce basculement crĂ©e un double impĂ©ratif : comprendre l’impact rĂ©el de l’IA sur les emplois et les compĂ©tences, et agir rapidement pour accompagner les collaborateurs dans cette transition. Car une chose est sĂ»re : nous ne faisons pas face Ă une crise de l’emploi, mais Ă une crise de l’employabilitĂ©.
Tous remplacés par l'IA ? La réalité est plus nuancée
Commençons par relativiser. 60 % des mĂ©tiers d’aujourd’hui n’existaient pas il y a 80 ans. Les transformations profondes du marchĂ© du travail ne sont pas un phĂ©nomène nouveau et l’IA ne fait pas exception Ă la règle.
Pour autant, son impact est réel et différencié. Quatre grands scénarios se dessinent selon les métiers :
- Les emplois menacĂ©s. L’IA gĂ©nĂ©rative pourrait affecter jusqu’Ă 300 millions de postes Ă temps plein aux États-Unis et en Europe. (Source : Goldman Sachs, 2023)
- Les emplois augmentĂ©s. 87 % des dirigeants estiment que leurs collaborateurs verront leur rĂ´le enrichi plutĂ´t que remplacĂ© par l’IA. (Source : IBM Institute for Business Value, 2023)
- Les emplois protĂ©gĂ©s. Les mĂ©tiers Ă forte dimension humaine, physique ou d’expertise pointue rĂ©sistent mieux Ă l’automatisation.
- Les emplois créés. 85 % des mĂ©tiers de 2030 n’existent pas encore. (Source : France Travail)
Mais une idĂ©e reçue mĂ©rite d’ĂŞtre corrigĂ©e : l’IA ne menace pas seulement les emplois peu qualifiĂ©s ou rĂ©pĂ©titifs. Une Ă©tude publiĂ©e en mars 2026 par le laboratoire Digital Planet de l’universitĂ© Tufts, intitulĂ©e “American AI Jobs Risk Index”, a classĂ© 757 mĂ©tiers selon leur vulnĂ©rabilitĂ© rĂ©elle Ă l’IA et ses conclusions sont Ă©clairantes. En tĂŞte des mĂ©tiers les plus menacĂ©s figurent les auteurs et Ă©crivains (57,4 % des emplois pourraient ĂŞtre supprimĂ©s), les dĂ©veloppeurs informatiques (55,2 %) et les designers web (55 %). Ce sont bien les cols blancs, ceux dont les tâches sont cognitives et structurĂ©es, qui sont en première ligne.

L’Ă©tude met Ă©galement en lumière un mĂ©canisme contre-intuitif : plus un mĂ©tier tire profit de l’IA pour gagner en productivitĂ©, plus il devient vulnĂ©rable aux suppressions de postes. La raison est simple : quand chaque collaborateur produit davantage, l’organisation a besoin de moins de monde pour le mĂŞme volume de travail.
La prise de conscience progresse aussi en France. Selon l’enquĂŞte Hellowork 2025, 64 % des candidats pensent que l’IA changera leur mĂ©tier, contre 42 % un an plus tĂ´t. Ce chiffre atteint 72 % chez les candidats de la gĂ©nĂ©ration Z.
En rĂ©alitĂ©, la majoritĂ© des postes ne sera ni entièrement Ă©pargnĂ©e, ni entièrement supplantĂ©e. Ils seront transformĂ©s. Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ que rĂ©side le dĂ©fi RH.
L'employabilité à l'ère de l'IA : un nouveau paradigme de compétences
La dĂ©mocratisation de l’IA ne se contente pas de bousculer les intitulĂ©s de poste, elle redessine entièrement les compĂ©tences recherchĂ©es. Un profil attractif aujourd’hui ne le sera pas forcĂ©ment demain, et inversement.
Dans un monde du travail oĂą l’usage de l’IA gĂ©nĂ©rative sera gĂ©nĂ©ralisĂ©, quatre types de profils tireront leur Ă©pingle du jeu :
- Les profils IA-compatibles. Ceux qui savent exploiter l’IA pour gagner en efficacitĂ© et innover. Comme le formulait CĂ©cile Dejoux, Directrice de l’Observatoire des transformations managĂ©riales & RH : “Ce n’est pas l’IA qui va nous remplacer au travail, ce sont ceux qui savent s’en servir.”
- Les experts mĂ©tier. Face Ă la puissance de traitement de l’IA, rien ne remplace l’expertise approfondie d’un spĂ©cialiste.
- Les profils riches en soft skills. Empathie, Ă©coute, intelligence relationnelle : autant de compĂ©tences que l’IA ne peut pas rĂ©pliquer. Comme le souligne Laetitia Vitaud, autrice et confĂ©rencière sur le futur du travail : “Il est temps d’ajuster notre vision du travail et de nous concentrer sur nos capacitĂ©s relationnelles, d’empathie, d’attention Ă l’autre.”
- Les profils adaptables et résilients. Dans un monde où les métiers se réinventent sans cesse, la capacité à évoluer devient une compétence à part entière.
On passe d’une vision job-centric des carrières, linĂ©aire et prĂ©visible, Ă une vision people-centric, oĂą l’individu, ses compĂ©tences et ses aspirations sont au cĹ“ur de la trajectoire professionnelle. Un enfant actuellement en maternelle exercera, selon les estimations, jusqu’Ă neuf mĂ©tiers diffĂ©rents au cours de sa vie. Cette individualisation massive des carrières reprĂ©sente un dĂ©fi de taille pour la fonction RH.
Les collaborateurs ont peur et le rôle des RH est déterminant
60 % des salariĂ©s craignent de voir leur mĂ©tier disparaĂ®tre et 74 % anticipent une Ă©volution significative du contenu de leur travail (Source : Baromètre Empreinte Humaine, 2023). Ces chiffres traduisent une anxiĂ©tĂ© profonde, qui dĂ©passe la simple question de l’emploi : c’est la peur d’une dĂ©shumanisation du travail que redoutent les collaborateurs.
41 % des salariĂ©s se disent d’ailleurs prĂ©occupĂ©s par l’utilisation de l’IA en RH spĂ©cifiquement (Source : Baromètre Empreinte Humaine, 2023). Une apprĂ©hension qu’il est nĂ©cessaire de reconnaĂ®tre pour adapter la manière dont l’IA est dĂ©ployĂ©e en entreprise.
C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ que les RH ont un rĂ´le central Ă jouer. Selon une Ă©tude BCG, l’IA gĂ©nĂ©rative pourrait augmenter la productivitĂ© de la fonction RH de 30 % Ă l’avenir, en automatisant une partie des tâches administratives et chronophages. Ces gains permettront Ă la fonction de se recentrer sur ce qui fait sa valeur ajoutĂ©e : l’humain. Une nouvelle ère s’ouvre pour les RH, celle de l’accompagnement de carrière Ă grande Ă©chelle.
Le plan d'action en quatre étapes pour maintenir l'employabilité des collaborateurs
Face Ă l’ampleur du chantier, mieux vaut avancer mĂ©thodiquement. Les recommandations de l’Ă©tude Digital Planet de l’universitĂ© Tufts rejoignent ici nos convictions : voici les quatre Ă©tapes clĂ©s pour que les RH puissent pleinement jouer leur rĂ´le dans cette transition.
1. Cartographier les postes Ă risque avant d’agir. Il s’agit de passer en revue chaque poste pour repĂ©rer les tâches automatisables et celles qui nĂ©cessitent un jugement humain. Cette cartographie est le prĂ©alable indispensable Ă toute dĂ©cision de formation, de redĂ©ploiement ou de recrutement. Quelles compĂ©tences seront obsolètes dans deux ans ? Quels profils deviendront stratĂ©giques ? Autant de questions Ă poser dès maintenant.
2. Miser sur le reskilling et la mobilitĂ© interne. L’Ă©tude de Tufts identifie 33 mĂ©tiers dont le taux d’automatisation pourrait passer de moins de 10 % Ă plus de 40 % dans les deux Ă cinq ans. Pour ces profils, la montĂ©e en compĂ©tences ne relève pas du confort mais de l’urgence. L’objectif est clair : permettre aux collaborateurs de migrer vers des fonctions moins exposĂ©es sans quitter l’organisation. C’est tout l’enjeu de parcours de mobilitĂ© interne structurĂ©s, appuyĂ©s sur un accompagnement de carrière individualisĂ©.
3. Garder l’humain dans la boucle. Sensibiliser et former Ă l’usage de l’IA, c’est bien. Mais encadrer son dĂ©ploiement, c’est mieux. L’Ă©tude prĂ©conise de mener des revues d’impact, tâche par tâche, avant chaque dĂ©ploiement d’outil d’IA, en rĂ©servant l’automatisation aux opĂ©rations rĂ©pĂ©titives et en s’assurant d’une supervision humaine sur les dĂ©cisions Ă fort enjeu.
4. Communiquer en toute transparence auprès des Ă©quipes. Sans visibilitĂ© sur ce qui se prĂ©pare, les salariĂ©s subissent la transformation au lieu de la piloter. Dialoguer directement avec les collaborateurs sur les changements Ă venir, les impliquer dans la rĂ©flexion : c’est Ă la fois les rassurer et les rendre acteurs de la transformation. En tant que RH, vous ĂŞtes le relais entre la stratĂ©gie technologique de l’entreprise et la rĂ©alitĂ© vĂ©cue par vos Ă©quipes sur le terrain.
Ă€ ces quatre Ă©tapes, nous ajoutons une cinquième, indispensable : accompagner les collaborateurs dans leur trajectoire de carrière. La plupart d’entre eux vont ĂŞtre amenĂ©s Ă faire Ă©voluer leur mĂ©tier, partiellement ou totalement. Les accompagner dans cette transition, de la rĂ©flexion Ă la mise en action, est Ă la fois une obligation lĂ©gale (le Code du Travail impose aux entreprises de maintenir l’employabilitĂ© de leurs salariĂ©s) et un levier de performance durable. C’est tout l’enjeu d’une solution comme Jobmaker, qui permet de digitaliser 80 % du processus de coaching carrière et d’accompagner les collaborateurs Ă grande Ă©chelle, tout en valorisant la singularitĂ© de chaque parcours.
Non, l’IA ne va pas mettre fin au travail humain. Mais elle en redistribue profondĂ©ment les cartes. Pour les RH, c’est autant une contrainte qu’une opportunitĂ© : celle de remettre l’humain au cĹ“ur de la dynamique professionnelle, et de faire de l’accompagnement de carrière un vĂ©ritable avantage compĂ©titif.
Dans un monde oĂą les collaborateurs attendent davantage qu’un poste – ils attendent une trajectoire – les entreprises qui sauront les accompagner seront celles qui tireront leur Ă©pingle du jeu. L’IA change le monde du travail. Les RH, eux, peuvent changer la façon dont les collaborateurs le vivent.
RH augmentés ou assistés ? comment l’IA redéfinit l’accompagnement de carrière

À propos de cet évènement
L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les pratiques RH : rédaction d’offres d’emploi, réponses aux questions des collaborateurs, tri de CV, reporting, comptes-rendus d’entretien ou encore automatisation de certaines tâches administratives.
Mais derrière ces premiers gains d’efficacité, une question essentielle se pose : l’IA permet-elle simplement de créer des RH “assistés”… ou ouvre-t-elle la voie à des RH réellement “augmentés” ?
Car le véritable enjeu n’est pas seulement d’aller plus vite. Il est de mieux comprendre les individus, de révéler les potentiels, de guider les collaborateurs dans leur carrière et d’aider les RH à prendre des décisions plus éclairées.
Dans ce webinar, nous interrogeons comment l’IA peut devenir un véritable levier d’accompagnement de carrière et de mobilité interne au service des RH.
📌 Au programme :
- RH assistés vs RH augmentés : quelles différences et quels usages concrets de l’IA dans les RH ?
- Comment l’IA peut aider les RH à mieux guider les collaborateurs dans leur carrière et leurs mobilités
- Partage d’un framework RH concret sur comment utiliser l’IA pour mieux accompagner les talents
Intervenants


Ce qu'il faut retenir đź’ˇ
1. RH assistĂ©s vs RH augmentĂ©s : deux niveaux d’usage de l’IA en RH
- Niveau 1 / RH assistĂ©s : automatiser les tâches rĂ©pĂ©titives (reporting, courriers, questions RH courantes) pour gagner du temps. L’IA gĂ©nĂ©rative pourrait augmenter la productivitĂ© RH jusqu’Ă 30 % (BCG).
- Niveau 2 / RH augmentĂ©s : utiliser l’IA comme levier de dĂ©cision, pour mieux comprendre les talents, orienter les parcours de carrière, connecter les profils aux opportunitĂ©s internes.
2. Les 3 grands apports de l’IA pour les RH augmentĂ©s
- Mieux comprendre les talents : analyser compétences, soft skills, motivations et potentiel au-delà du simple intitulé de poste.
- Orienter les parcours de carrière : identifier des passerelles de mobilité interne, projeter des trajectoires professionnelles, détecter des potentiels atypiques.
- Connecter talents et opportunitĂ©s : faire le match entre compĂ©tences, aspirations des collaborateurs et besoins mĂ©tiers de l’organisation.
3. L’IA doit rĂ©vĂ©ler la singularitĂ©, pas standardiser
Le risque des outils IA RH, c’est de renforcer des logiques de cases et de parcours types. La conviction de PerformanSe et Jobmaker : l’IA bien utilisĂ©e ne standardise pas les talents, elle rĂ©vèle leur singularitĂ©, en comprenant les motivations individuelles, les soft skills, les moteurs profonds.
4. Les conditions de réussite (et les erreurs à éviter)
- ✅ Réfléchir en valeur ajoutée : automatiser le répétitif pour consacrer plus de temps à ce qui ne peut pas être délégué à une machine.
- âś… Mettre l’humain au centre : Le collaborateur est au coeur du dispositif, l’IA fournit une analyse et Ă©met des propositions, le RH apporte le discernement et l’accompagnement. Formule clĂ© : insight collaborateurs + analyse IA + accompagnement RH = meilleures dĂ©cisions.
- ✅ Travailler la qualité des données : sans données fiables et à jour (référentiels métiers, compétences, mobilité), les recommandations IA seront biaisées.
- âś… Mettre en place une gouvernance : l’IA ne doit jamais dĂ©cider seule. La supervision humaine est aussi une obligation rĂ©glementaire avec l’AI Act europĂ©en.
- âś… Former les Ă©quipes RH : apprendre Ă lire les donnĂ©es, comprendre les rĂ©sultats de l’IA, challenger les recommandations et garder l’esprit critique.
5. Cas concret : groupe énergétique, environ 400 collaborateurs accompagnés
- PerformanSe : évaluation des soft skills, comportements et motivations. Chaque collaborateur accède à une lecture augmentée de ses résultats via une IA experte, conçue pour la réflexivité (pas pour classer ou noter).
- Jobmaker : parcours d’auto-coaching en 8 capsules, bilan de compĂ©tences digital, projection professionnelle, prĂ©paration aux entretiens de mobilitĂ©.
- RĂ©sultats : 84 % d’utilisation de l’IA dans le parcours, 65 % d’interactions libres avec l’IA, 88 % des collaborateurs ayant construit un plan de dĂ©veloppement Ă l’issue du parcours.
- ClĂ© du succès : un accompagnement itĂ©ratif (POC puis ajustements sur les messages et l’interface) qui a permis de passer de 54 % Ă 88 % d’engagement.
Recevoir le replay
Loi Rixain : comment passer des quotas à une vraie stratégie de féminisation des instances dirigeantes ?
30 % de femmes dans les instances dirigeantes d’ici mars 2026. 40 % d’ici 2029. Ces chiffres, inscrits dans la loi Rixain adoptĂ©e en dĂ©cembre 2021, fixent un cap ambitieux pour toutes les entreprises de plus de 1 000 salariĂ©s.
Pour les DRH et RRH des grandes organisations françaises, la question n’est plus de savoir si il faut fĂ©miniser les comitĂ©s de direction, mais comment le faire de manière structurĂ©e, efficace et durable.
Dans cet article, nous revenons sur ce que dit exactement la loi Rixain, pourquoi la féminisation des instances dirigeantes est un enjeu qui dépasse largement le cadre des quotas, et surtout comment vous pouvez, concrètement, construire une stratégie RH à la hauteur de cet enjeu.
Ce que dit la loi Rixain et ce qu'elle implique pour votre organisation
La loi Rixain, de son nom complet la loi visant Ă accĂ©lĂ©rer l’Ă©galitĂ© Ă©conomique et professionnelle, repose sur quatre fondements :
- Un pĂ©rimètre ciblĂ© : elle s’applique Ă toutes les entreprises de plus de 1 000 salariĂ©s.
- Une obligation de transparence depuis 2022 : les entreprises concernĂ©es doivent publier la rĂ©partition femmes/hommes parmi leurs cadres dirigeants et membres d’instances dirigeantes.
- Des quotas progressifs : un minimum de 30 % de représentation de chaque sexe depuis le 1er mars 2026, porté à 40 % en 2029.
- Des pénalités financières en cas de non-conformité.
L’enjeu lĂ©gal est donc bien rĂ©el. Mais il serait rĂ©ducteur de ne voir dans la loi Rixain qu’une contrainte Ă gĂ©rer. C’est surtout un signal fort envoyĂ© aux organisations : la paritĂ© dans les postes de pouvoir n’est plus optionnelle. Et pour les Ă©quipes RH, c’est l’occasion de transformer une obligation en avantage compĂ©titif.
Pourquoi féminiser les instances dirigeantes va bien au-delà de la conformité
RĂ©duire la loi Rixain Ă une question de quota serait passer Ă cĂ´tĂ© de l’essentiel. Au-delĂ du devoir Ă©thique, la fĂ©minisation des instances dirigeantes est un enjeu sociĂ©tal et Ă©conomique de premier plan.
Un enjeu de reprĂ©sentativitĂ© et d’Ă©quitĂ©. Les femmes reprĂ©sentent près de la moitiĂ© de la population active. Ne pas les voir reprĂ©sentĂ©es Ă proportion dans les postes de dĂ©cision, c’est non seulement une injustice : c’est aussi un signal que l’organisation envoie Ă l’ensemble de ses collaboratrices sur leur place et leur avenir dans l’entreprise.
Un enjeu de potentiel inexploitĂ©. Les entreprises qui ne favorisent pas l’accès des femmes aux responsabilitĂ©s se privent de compĂ©tences, de profils, de leaderships diffĂ©renciants. Dans un contexte de guerre des talents et de transformation accĂ©lĂ©rĂ©e des organisations, c’est un manque Ă gagner considĂ©rable. Des Ă©tudes le montrent rĂ©gulièrement : la mixitĂ© dans les instances de dĂ©cision est corrĂ©lĂ©e Ă de meilleures performances Ă©conomiques.
Un enjeu de crĂ©dibilitĂ© RH. Ă€ l’heure oĂą les collaborateurs, et notamment les jeunes talents, scrutent les engagements rĂ©els des entreprises en matière d’Ă©galitĂ©, les DRH qui portent une stratĂ©gie de fĂ©minisation ambitieuse renforcent l’attractivitĂ© et la marque employeur de leur organisation.
La vraie question n’est donc pas “comment atteindre le quota ?” mais “comment faire de la paritĂ© un rĂ©el levier de transformation et de performance ?”
Les freins à la féminisation des instances dirigeantes et comment les dépasser
Pour construire une stratĂ©gie efficace, il faut d’abord comprendre pourquoi les femmes sont encore sous-reprĂ©sentĂ©es dans les comex et codir. Les raisons sont multiples et souvent systĂ©miques.
Du cĂ´tĂ© des organisations, plusieurs mĂ©canismes freinent la progression des femmes vers les postes de direction : des pratiques de recrutement qui n’adressent pas la mixitĂ©, des biais de genre inconscients dans les Ă©valuations, un manque de rĂ´les modèles fĂ©minins visibles, et une culture de la parentalitĂ© qui pèse encore de manière disproportionnĂ©e sur les trajectoires fĂ©minines.
Du cĂ´tĂ© des femmes elles-mĂŞmes, les freins sont souvent intĂ©riorisĂ©s. Une Ă©tude IFOP / Michael Page menĂ©e en 2021 sur le leadership fĂ©minin dans le top management est particulièrement Ă©clairante : 52 % des femmes interrogĂ©es citent le sentiment d’illĂ©gitimitĂ© comme premier frein Ă la candidature sur des postes de cadre dirigeant. 35 % Ă©voquent la peur de sacrifier leur Ă©quilibre vie professionnelle / vie personnelle.
Atteindre les objectifs fixĂ©s par la loi Rixain suppose donc un vĂ©ritable travail de fond pour faire Ă©voluer les mentalitĂ©s. Il ne s’agit pas seulement de nommer davantage de femmes Ă des postes de direction : il faut crĂ©er les conditions pour qu’elles puissent dĂ©construire certaines croyances limitantes, s’approprier pleinement leur carrière et oser franchir les Ă©tapes qui leur semblent hors de portĂ©e. C’est lĂ que rĂ©side le vrai dĂ©fi, et la vraie responsabilitĂ©, des Ă©quipes RH.
De la bonne intention à l'action concrète : comment construire votre stratégie de féminisation
Vouloir fĂ©miniser ses effectifs dirigeants sans mettre en place un plan d’action structurĂ© et un budget associĂ©, c’est du womanwashing. Voici les quatre piliers d’une dĂ©marche rĂ©ellement efficace.
1. Faire un Ă©tat des lieux honnĂŞte. Avant toute action, prenez le temps de cartographier la rĂ©alitĂ© de votre organisation : quelle est la part des femmes dans chaque niveau hiĂ©rarchique ? Quels sont les points de rupture dans les trajectoires fĂ©minines ? Une enquĂŞte qualitative terrain, conduite auprès des collaboratrices elles-mĂŞmes, permet d’identifier les freins perçus, les souhaits d’Ă©volution et les leviers d’action prioritaires.
2. Inscrire la fĂ©minisation dans vos objectifs stratĂ©giques, avec un budget. Une ambition sans ressources ne mène nulle part. Si vous voulez que la paritĂ© devienne une rĂ©alitĂ© dans votre organisation, elle doit figurer dans vos objectifs formels, ĂŞtre portĂ©e par la direction, et disposer d’un budget dĂ©diĂ© pour se traduire en actions concrètes.
3. Aller dĂ©tecter les talents fĂ©minins, y compris celles qui ne lèvent pas la main. Les femmes ont statistiquement moins tendance Ă se positionner spontanĂ©ment sur des postes de direction, Ă demander des promotions, Ă se mettre en avant. Ce n’est pas un manque d’ambition : c’est souvent le reflet de croyances limitantes profondĂ©ment ancrĂ©es. Des dispositifs structurĂ©s permettent de changer la donne. C’est par exemple l’approche adoptĂ©e par Baker Tilly, qui a mis en place une talent review paritaire (50 % de femmes, 50 % d’hommes) pour identifier ses talents Ă fort potentiel, avant de les accompagner dans leur dĂ©veloppement de carrière avec Jobmaker.
4. Accompagner les femmes dans leur carrière avec un coaching structurĂ©. Identifier les talents ne suffit pas. Il faut ensuite leur offrir un espace pour rĂ©flĂ©chir Ă leur trajectoire, dĂ©construire leurs croyances limitantes, prendre confiance en leurs compĂ©tences et prĂ©parer leur prochaine Ă©tape professionnelle. C’est prĂ©cisĂ©ment l’objet du Parcours AlignĂ©es de Jobmaker : une solution d’auto-coaching de carrière pensĂ©e pour aider les femmes Ă s’approprier pleinement leur trajectoire professionnelle, en autonomie et Ă grande Ă©chelle.
La loi Rixain donne aux entreprises un cadre et une échéance. Mais la vraie transformation, elle, ne se décrète pas : elle se construit, pas à pas, avec méthode et conviction.
Pour les DRH et RRH des grandes organisations, l’enjeu est dĂ©sormais de passer d’une logique de conformitĂ© Ă une logique de stratĂ©gie,
La loi Rixain donne aux entreprises un cadre et une échéance. Mais la vraie transformation, elle, ne se décrète pas : elle se construit, pas à pas, avec méthode et conviction.
Pour les DRH et RRH des grandes organisations, l’enjeu est dĂ©sormais de passer d’une logique de conformitĂ© Ă une logique de stratĂ©gie, en faisant de la fĂ©minisation des instances dirigeantes un levier de performance collective, d’attractivitĂ© et d’engagement durable.
Construire une nouvelle politique carrière : la méthode Bouygues Telecom
À propos de cet évènement
Dans un marché en constante évolution, attirer, fidéliser et faire évoluer les talents est devenu un enjeu stratégique. Ce webinar vous propose de découvrir comment Bouygues Telecom a imaginé sa politique carrière pour mettre réellement ses collaborateurs en mouvement.
Nous avons eu le plaisir d’accueillir Julie Gode, Head of Talent Acquisition chez Bouygues Telecom, qui nous a emmené dans les coulisses de la construction de leur politique de mobilité interne et nous a partagé les enseignements de cette démarche.
Au programme :
- Contexte et enjeux : comprendre pourquoi Bouygues Telecom a décidé de repenser sa politique carrière
- Le programme mobilité : structuration, accompagnement et résultats concrets
- Politique carrière et posture RH : comment responsabiliser collaborateurs, managers et RH
- Résultats et impacts : chiffres clés et retours d’expérience
- Conseils pratiques : bonnes pratiques à retenir et pièges à éviter
Ce que vous allez apprendre :
✅ Comment créer une dynamique de mobilité interne dans votre entreprise
✅ Les clés pour responsabiliser collaborateurs, managers et RH
âś… Les outils concrets pour faciliter la mise en mouvement des talents
À qui s’adresse ce webinar ?
🎯 DRH et RRH en recherche de bonnes pratiques pour améliorer leur politique carrière
🎯 Professionnels RH souhaitant mieux accompagner les collaborateurs et inciter les mobilités
🎯 Managers et responsables d’équipe impliqués dans le développement des talents
Rejoignez Arthur Philippe, CEO de Jobmaker, et Julie Gode pour un retour d’expérience inspirant et actionnable, et repartez avec des pistes concrètes pour dynamiser vos collaborateurs et structurer leur parcours de carrière.
Intervenants


Voir le replay
La cartographie de l'engagement collaborateur
Les temps forts du parcours collaborateur pour renforcer l'engagement
Cette cartographie des temps forts du parcours collaborateur a été conçue pour vous aider à identifier :
-
Les opportunitĂ©s pour booster l’engagement et fidĂ©liser vos collaborateurs.
-
Les moments sensibles, sources d’attentes fortes de la part des collaborateurs.
-
Les moments critiques, qui risquent d’impacter durablement et nĂ©gativement l’engagement.
Cet outil vous permettra d’identifier les temps forts du parcours collaborateur qui nĂ©cessitent votre attention pour renforcer durablement l’engagement dans vos Ă©quipes.


















